Je ne serai jamais une femme qui rentre dans la norme 🌹

Je ne serai jamais une femme qui rentre dans la norme.

Je préfère me retrouver en plein air, me promener sur une route non revêtue, porter mon regard sur la pleine lune avec une bouteille de vin rouge dans mes mains.

Je préfère avoir des enfants quand bon me semble, et non parce que la société l’attend davantage ou l’exige.

Je préfère me retirer dans un hamac sur la plage pendant six mois, et tremper ma plume au service de mon âme.

Je préfère être extrêmement fauchée par moments, plutôt que d’être mariée à un travail dont je n’arrive plus à payer l’hypothèque, et qui s’accroche à moi comme un hameçon.

Je préfère posséder des moments, que des investissements.

Je préfère manger seule, plutôt que d’être assise avec des femmes futiles.

Je boirais plutôt une bouteille de rhum de sept ans remplie de sable, sentir une légère odeur de fumée et de cendres que de rester assise lors d’une cérémonie religieuse pesante.

Je préfère apprendre de la vie que d’accumuler une montagne de dettes, dans un bureau.

Je boirais l’océan, encore et encore, afin de célébrer le fait d’être vivante.

Je préfère que mon amour soit défini par l’amour lui-même, ni plus ni moins.

Je n’ai pas besoin d’un anneau à mon doigt pour prouver que je suis amoureuse.

Si nous devons établir des jalons,
le mien sera mesuré par la quantité de joie que j’ai recueillie à la fin de chaque journée et le nombre de fois dans cette vie où j’ai vraiment, et profondément, ouvert mon cœur…
Que j’ai cherché, que j’ai vu, que j’ai aimé, et que je me suis réalisée.

Janne Robinson

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Ô femme, ne te laisse pas prendre au piège,

Ô femme, ne te laisse pas prendre au piège, ne laisse pas un monde te dicter la marche à suivre et s’emparer de toi à travers ton instinct naturel de beauté, de féerie et d’idéalisme. Cultive cela dans la maîtrise de ta destinée et de ton propre mystère d’être. Sens-toi une avec la Nature, laisse le vent, le soleil te parler, la terre te conduire et te fortifier à chaque pas.

Alain Contaret

Ange plein de gaieté 

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l’angoisse,

La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,

Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits

Qui compriment le cœur comme un papier qu’on froisse ?

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l’angoisse ?
Charles BAUDELAIRE

Laisse-Moi t amener dans mon monde 

Laisse-moi t’amener dans mon monde, j’y guiderai chacun de tes pas, j’apprendrai tes réveils, j’inventerai tes nuits, je resterai près de toi. J’effacerai tous les destins tracés, recoudrai toutes les blessures. Tes jours de colère, je lierai tes mains dans ton dos pour que tu ne te fasses pas mal, je collerai ma bouche à la tienne pour étouffer tes cris et rien ne sera plus jamais pareil, et si tu es seul, nous serons seuls à deux.

Marc Levy 

Ton coeur ne ressent rien

Et l’échec du renard

Avec sa rose

Ne prouve rien

Même pas l’existence des princes

Mais à peine.
Ton cœur ne ressent rien

Tes jambes ne s’écoutent guère

Peut-être tes genoux

Peut-être ta bouche

Et ses remparts de rigueur

Et ses lichens de tendresse

Et par-dessus tout

Les mots que tu ne m’as

Jamais dits.

Texte© Pascal Sauvaire