Personne hélas ne pense à m’aimer

Personne hélas ne pense à m’aimer, et pourtant je suis si hantée de tendresse, que j’arrive à redouter le moindre geste amical, de crainte de m’y perdre et d’y laisser tomber mon âme et ma fierté.Tant de fois trahie ,tant de fois déçue comment pourrait il en être autrement …
C’est ce que la vie m’a montré.. hélas.. »

Mireille Havet

aimer

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Quel que soit son âge, la femme veut bien éprouver le second amour, mais entend inspirer le premier

Henri-Frédéric Amiel

Quel que soit son âge, la femme veut bien éprouver le second amour, mais entend inspirer le premier.

Elle ne veut pas être jugée, mesurée, ramenée à ses limites réelles.

Elle veut paraître souverainement désirable, à quelque moment qu’elle accorde sa main. C’est sa secrète faiblesse.

Tout ce qui a des bornes lui semble petit.

L’indulgence lui paraît un outrage.

Elle avouera toutes ses imperfections à Dieu, mais elle ne peut souffrir un prétendu qui aurait l’air de s’en douter.

Il lui faut l’illusion de l’infini.

Henri-Frédéric Amiel  « Journal intime, le 31 juillet 1878. »

L’amour est la chaleur inépuisable qui rajeunit les êtres

L'amour est la chaleur inépuisable qui rajeunit les êtres

L’amour est la chaleur inépuisable qui rajeunit les êtres, qui les fait fleurir avec grâce et les revêt d’espérance ; c’est l’attrait inséparable de tout signe de perfection. L’amour bien senti suppose le goût de ce qui est beau, de ce qui est honnête, sincère et généreux.

Étienne Pivert de Senancour  » Le petit livre de l’amour (1854) »

Je t appelle ☏

« Je t’appelle parce que j’ai envie de revoir ton visage. C’est tout. C’est comme les gens qui retournent dans le village où ils ont passé leur enfance ou dans la maison de leurs parents… ou vers n’importe quel endroit qui a marqué leur vie. A croire que ton visage est un endroit qui a marqué ma vie… »

Anna Gavalda

Elle rêve d un homme…

Elle rêve parfois d’un homme à qui elle demanderait: est-ce que tu peux m’aimer ?
Avec toute sa vie fatiguée derrière elle, sa force et sa fragilité. Un homme qui connaîtrait le vertige, la peur et la joie.
Qui n’aurait pas peur des larmes derrière son sourire, ni de son rire dans les larmes.
Un homme qui saurait.
Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas.
Ou peut-être au cinéma.
Dans la vraie vie, ils se croisent, s’effleurent, se percutent.
Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants.
Il y a longtemps qu’elle le sait…

Delphine de Vigan