Quel que soit son âge, la femme veut bien éprouver le second amour, mais entend inspirer le premier

Henri-Frédéric Amiel

Quel que soit son âge, la femme veut bien éprouver le second amour, mais entend inspirer le premier.

Elle ne veut pas être jugée, mesurée, ramenée à ses limites réelles.

Elle veut paraître souverainement désirable, à quelque moment qu’elle accorde sa main. C’est sa secrète faiblesse.

Tout ce qui a des bornes lui semble petit.

L’indulgence lui paraît un outrage.

Elle avouera toutes ses imperfections à Dieu, mais elle ne peut souffrir un prétendu qui aurait l’air de s’en douter.

Il lui faut l’illusion de l’infini.

Henri-Frédéric Amiel  « Journal intime, le 31 juillet 1878. »

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