Ce que je sens, c’est un immense découragement

Ce que je sens, c'est un immense découragement

Ce que je sens, c’est un immense découragement, une sensation d’isolement insupportable, une peur perpétuelle d’un malheur vague, une défiance complète de mes forces, une absence totale de désirs, une impossibilité de trouver un amusement quelconque… »

Charles Baudelaire

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Il ne fut pas simple d’aimer.

Il ne fut pas simple d’aimer.

 Pas simple de faire taire en nous le bavardage des ombres. 

Toutes nos paroles n’y pouvaient rien. Chacun veut des mots qui délivrent. Chacun attend qu’on lui pardonne.

 Chacun porte sa nuit dans les poumons et dans la gorge. 

Chacun guette la fin du voyage en trainant sa valise vers des chambres d’hôtel. 

Et quand à bout de force il s’endort seul au milieu des rires et des rêves des autres, il entend battre son cœur noir.

Jean-Michel Maulpoix

Je n’ai plus le temps de souffrir,

Je n'ai plus le temps de souffrir,

Je n’ai plus le temps de souffrir,
En courant après tout et rien,
Je préfère aujourd’hui sourire,
Et vivre pleinement mon destin,

Je n’ai plus le temps de me lamenter,
Sur ce que je m’infligeais à moi-même,
Je préfère aujourd’hui aimer,
Ce qui est simple, sans stratagème,

Je n’ai même plus le temps d’attendre,
Ce qui ne reviendra jamais,
Je préfère aujourd’hui me rendre,
À ce qui est là dans le concret,

Je n’ai plus temps de tout vouloir,
Le nécessaire m’étant offert,
Je peins la couleur sur le noir,
comme le printemps remplace l’hiver,

Je n’ai plus le temps de me perdre,
Je préfère de loin préserver,
Ce qui au fond de moi est clair,
Et m’aide au mieux à avancer .

Alexandra JULIEN